Vœux du colonel Bertrand Debray

L'attachement de la ville, et d'ailleurs de tout le département, au 8e RPIMa n'est plus à démontrer. Mais s'il fallait encore une preuve, il suffisait de voir le nombre de personnalités de tous horizons, politiques, sportifs, économiques, culturels et les représentants de toutes les institutions présents aux vœux du colonel Bertrand Debray, le commandant du régiment castrais jeudi 18 janvier au mess Beaudecourt.

L'occasion pour le chef de corps de rappeler le bilan de 2018 pour le 8e RPIMa organisé autour de deux traits majeurs : «l'engagement opérationnel et la préparation opérationnelle». Le patron des paras castrais a rappelé les «projections massives» qui ont permis «aux couleurs du 8 et de Castres de flotter fièrement» à travers le monde. Sans oublier la participation à l'opération sentinelle sur le territoire national. «Tous ces déploiements ont été de belles réussites, ils ont enrichi la saga du 8e RPIMa qui demeure, j'en suis très fier, au premier rang de notre armée de terre», a indiqué le colonel qui a ajouté qu'en termes de préparation, 1 000 sauts ont été réalisés l'an dernier, soit le double qu'en 2017. «En 2018, nous avons continué à préparer l'avenir en recrutant en formant, en instruisant, en qualifiant 230 jeunes français. Le 8 demeure ainsi le premier recruteur du Tarn et le restera cette année puisque nous ouvrirons 250 postes en 2019», a ajouté le chef de corps qui a souhaité avoir une pensée pour «l'un des nôtres qui a disparu brutalement dans un terrible accident».

«Un remède pour la France malade»

«2019 est une année que je refuse, a enchaîné le colonel Debray qui va quitter Castres en juillet après ses 2 ans de bons et loyaux services. Une idée à laquelle je ne parviens pas à me résoudre et je compte bien profiter pleinement, en famille jusqu'à la dernière seconde de notre vie castraise». Même si en février et mars, le colonel sera à Paris à la tête du groupement Centre parisien avec 650 hommes dont 400 du régiment dans le cadre de la mission Sentinelle. «2019 sera également une année d'évaluations du niveau opérationnel des compagnies, indique encore le colonel qui précise cependant que «pour ne pas perdre le goût de l'aventure», quelques-uns s'envoleront pour la Nouvelle-Calédonie et Tahiti. Et nos commandos reprendront en fin d'année la traque contre les combattants djihadistes au Sahel». «Bref la nouvelle année ne sera pas monotone, ce n'est pas dans nos habitudes», ajoute le chef de corps qui a rappelé que l'an dernier, il avait souhaité à Castres une autoroute et un bouclier de Brennus. «Suis-je de bon augure ? Je veux le croire et j'ose exprimer le vœu d'être le seul chef de corps de l'histoire deux fois champion de France de rugby» a conclu le colonel qui espère que «l'exemple que nous offrons de la jeunesse, du goût de l'effort, de la force sereine et maîtrisée et de la discipline librement consentie, de la puissance de la cohésion et des bienfaits de l'exigence individuelle et collective mais également des valeurs morales cultivées et entretenues, font partie des remèdes dont notre France malade pourrait s'inspirer».

 

Source : La Dépêche