Base aérienne 118

La BA 118 compte parmi les plus grandes bases nationales et met en œuvre la quasi-totalité des types d’appareils et de matériels en service dans les forces aériennes françaises ou qui le seront un jour. Elle constitue l’un des éléments majeurs du réseau des bases aériennes de l’armée de l'air : une structure aussi complète que complexe. Cas unique en France, la BA 118 présente un ensemble presque exhaustif des missions de l’armée de l’air : une spécificité qu’elle doit pour partie à sa mission d’expérimentation, avec les activités liées au Centre d’expériences aériennes militaires (CEAM). D’autres missions structurent également son activité : la dissuasion nucléaire, le transport aérien, la défense aérienne et la formation spécialisée. La BA 118, établissement classé « installation prioritaire de défense », est la plus importante implantation militaire du département devant le CELM de Biscarosse (1 200 personnes) et l’EALAT de Dax (800 personnes).
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Historique

Création de la Base aérienne Colonel ROZANOFF

L’histoire de l’aviation montoise remonte à 1911, époque à laquelle un embryon d’activité aérienne s’est développé sur l’hippodrome situé au nord de l’actuelle base. Transformé en terrain militaire de 1914 à 1918, ce camp d’aviation reçoit des pilotes militaires, parmi lesquels Georges Guynemer. Pendant la seconde guerre mondiale, les Allemands occupent la nouvelle piste de l’aéroclub des Landes (positionnement et orientation actuels) et entreprennent des travaux importants pour accueillir en 1943 les Junkers 290 destinés à repérer les convois maritimes alliés. A la libération, la Luftwaffe ayant laissé une piste en dur et une infrastructure importante, l’état-major de l’armée de l'air décide de réorganiser le Centre d’expériences aériennes militaires (CEAM), détruit en 1940 à Orléans. Le Centre est déplacé à Mont-de-Marsan sous le commandement du colonel Kostia Wladimir Rozanoff, en charge de trouver le meilleur emplacement pour l’installation de la base. La base aérienne 118 est alors créée sur les ruines des infrastructures allemandes (où se trouve une piste en béton) avec, pour principale activité, l’expérimentation de tous les matériels destinés à être utilisés par l’armée de l’air. Un centre de détection et de contrôle (CDC) y est aussi implanté depuis 1958. La base aérienne 118 a pris le nom de "Base aérienne Colonel ROZANOFF" le 20 juillet 1985. Aujourd’hui, elle est considérée comme l’une des plus importantes bases opérationnelles de l’Armée de l’air. (► Source)

Les Mirages IVA et IVP

En 1964, avec le début de dissuasion nucléaire, les premiers Mirage IVA (photo de gauche) sont basés sur la BA 118 avec leur escadron de ravitaillement en vol doté de C-135F.

En 1986, les Mirage IVA sont remplacés par des Mirage IVP (photo de droite), équipés en 1992 d'un conteneur photo leur permettant de réaliser des missions de reconnaissance. Ainsi, durant la participation militaire de la France en Afghanistan, ils y seront déployés, fournissant des photos d'excellente qualité.

À l'été 1996, la mission nucléaire stratégique est retirée aux Mirage IV et l'escadron de ravitaillement en vol déménage du même coup sur la Base aérienne 125 Istres-Le Tubé. L'histoire des Mirage IV reste intimement liée à celle de la BA 118, considérée aujourd'hui comme l'une des plus importantes bases opérationnelles des forces aériennes françaises. Ils sont retirés du service le 22 juillet 2005.

La base change de visage

Samedi 1er janvier 2011, la base de Mont-de-Marsan voit la création officielle d’une base de Défense (BdD), conformément à la réforme du Ministère de la Défense, annoncée en 2008. Nouveaux escadrons, départ d’unités, transferts de compétences… 2011 est une année riche en défis pour la base aérienne 118.

La base aérienne (BA) 118 est désormais soutenue par la BdD de Mont-de-Marsan. C’est le colonel Christophe Oursel, commandant de la BA 118 et délégué militaire départemental, qui assure le commandement de cette dernière, portant ainsi une double casquette. La base de Défense, organisation interarmées unique, assure le soutien commun des formations et organismes du ministère de la Défense, implantés dans sa zone d’action.

Au-delà de la création de cette base de Défense, la base aérienne NG (nouvelle génération) 118 arborera une toute autre configuration en 2011, notamment sur le plan opérationnel. Ainsi, l’escadron de reconnaissance 2/33 « Savoie », qui compte une vingtaine de Mirage F1, sera transféré depuis la base aérienne de Reims qui ferme ses portes. Les éléments précurseurs du futur régiment de chasse «Normandie-Niemen», composé uniquement de Rafale, se mettront en place progressivement en 2011. Il constituera le troisième escadron de ce type en France. L’arrivée de ces escadrons est un corollaire au départ de l’escadron de transport « Ventoux » qui déménage sur la base aérienne de Creil en mai 2011. Quant au dépôt-atelier de munitions spéciales, son démantèlement débutera au printemps.

La base aérienne 118 se prépare donc à faire face à de nombreux défis, notamment en passant d’un effectif de 3 200 personnes à 3 700 en six mois. Plus grande structure du département des Landes, son implantation dans le tissu économique local s’en trouve ainsi renforcée.
Source : Asp Christelle Hingant, chargée de communication de la BA 118

Une vocation opérationnelle confortée

La MSO du RC 2/30 est prononcée le 25 juin 2012. Le régiment devient escadron référent pour les missions air-sol et reconnaissance.

L’Escadron de défense sol air (EDSA) et le système d’armes Mamba continuent leur montée en puissance. Opérationnel dans sa capacité  C01 (protection d’un point fixe en L11B), l’escadron validera, au cours de l’exercice Nawas et de la campagne de tir associée, sa capacité C03 (protection d’un point fixe en L16 et accompagnement de la FOT en L16). L’EDSA étant support de l’équipe de marque de défense sol-air (EMDSA) 13.330, il participe aux travaux amont (ex C04) afin d’intégrer le Mamba à la défense anti-missiles balistiques (validation au cours de l’exercice JPOW 2013 en Hollande)

De son côté, le Centre des systèmes d’information opérationnels (CSIO) voit son activité renforcée, notamment par la prise en compte de l’assistance à la maîtrise d’ouvrage et la montée en puissance de la fonction urbanisation de l’information ainsi que de la lutte informatique défensive en devenant le Centre technique de lutte informatique défensive (CTLID).

2013 : la base aérienne finalise sa densification
La plate-forme accueille aujourd’hui une soixantaine d’aéronefs, dont 8 M2000, 22 Mirage F1 et 26 Rafale. Sur la Base de Défense, 3500 personnes œuvrent au quotidien.
Comme démontré lors de l’engagement de l’armée de l’air au Mali(Serval) et de la montée en puissance en Syrie, la base aérienne constitue un véritable outil de combat adapté aux trois missions principales de l’Armée de l’air.
► Source

Clap de fin pour les mirages F1

Une cérémonie militaire sur la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan a marqué le retrait de l’avion de chasse Mirage F1 dans l’armée de l’Air. Une occasion de célébrer également les 100 ans de la première mission de reconnaissance.

Le dernier escadron de chasse équipé de Mirage F1 est stationné sur la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan. Sa mission principale est la reconnaissance aérienne. Le Mirage F1 sera resté 40 ans dans l’armée de l’Air soit la moitié de l’existence de l’institution. Plusieurs générations de pilotes de chasse ont volé sur cet avion dans ses différentes versions. Le retrait de ce vieux combattant est l’occasion de mettre en avant la modernisation de la flotte des avions de combat, avec transfert de la mission sur Rafale/RecoNG et drones. Le 13 juin 2014, lors d’une manifestation organisée sur la base landaise, de nombreux aviateurs se sont réunis autour de cet avion emblématique afin de célébrer son retrait définitif du service. Durant cette cérémonie, le dernier escadron de reconnaissance, le 2/33 « Savoie », fut officiellement dissout et ses traditions mises en sommeil.

À l’occasion de cette journée, l’armée de l’Air a commémoré également les 100 ans de la première mission de reconnaissance menée lors de la Grande Guerre. C’est en effet du Bourget que part le premier vol de reconnaissance de Louis Bréguet qui permet l’organisation de la bataille de la Marne en septembre 1914.

Base aérienne 118 "Colonel Rozanoff"

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