POINT DE SITUATION - OPEX DU 9 AU 14 MARS

CYBER-DEFENSE

EXERCICE INTERARMEES DE CYBERDEFENSE – DEFNET 2019

La sixième édition de l’exercice interarmées DEFNET 2019 aura lieu du 18 au 29 mars 2019 et sera piloté par l’Etat-major de Cyber-défense (COMCYBER) Il concernera une dizaine de sites sur l’ensemble du territoire français. 
Le champ de confrontation CYBER nécessite une mise à niveau permanente, un haut niveau de compétences professionnelles, des expertises très spécifiques et la sensibilisation régulière des usagers. Ainsi, l’exercice DEFNET entraîne chaque année, depuis 2014, l’ensemble de la chaîne de cyber-défense du ministère des Armées à réagir à des incidents de grande ampleur, sur les réseaux déployés en opération ou sur le territoire national. Ce maintien de nos capacités CYBER à leur plus haut niveau est fondamental : à titre d’exemple, en 2018, le ministère des Armées a connu près de 830 incidents de cyber-sécurité.
L’expertise de la cyber-défense française passe par une coordination renforcée entre acteurs militaires, institutionnels et privés. DEFNET 2019 se présente donc comme un entraînement ciblé de spécialistes et de professionnels : cette année encore, près de 260 militaires spécialistes y participeront, ainsi qu’une vingtaine d’écoles et cinq partenaires industriels.
Il s’agit de vérifier la cohérence et l’efficacité des actions de la chaîne « Lutte informatique défensive », en réaction à des incidents de gravité variable sur un réseau représentatif des réseaux de travail des forces armées françaises. 
Cet exercice permettra également d’expérimenter et mettre en œuvre de nouveaux outils de commandement et de contrôle.
L’exercice DEFNET permet également d’entraîner les réservistes opérationnels cyber aux procédures militaires de gestion de crise. Il offre enfin aux étudiants la possibilité de découvrir la réserve et de connaître les modalités pour l’intégrer.

FINLANDE

VISITE DU CEMA EN FINLANDE

Les 11 et 12 mars 2019, le général d’armées François Lecointre, chef d’état-major des armées, était en visite officielle en Finlande. Il s’est entretenu avec le ministre de la Défense Jussi Niinistö et son homologue finlandais le général Jarmo Lindberg. 
Le  Président de la République s’y était rendu à l’été 2018, et la ministre des Armées lui avait succédé en février dernier. 
Le général Lecointre a salué la dynamique engagée ces cinq dernières années. La Finlande est en effet l’un des premiers pays à avoir répondu à l’invocation de la clause de solidarité européenne par le Président de la République à la suite des attentats de 2015. Cette aide se concrétise depuis par le déploiement continu d’une compagnie de soldats finlandais aux côtés du contingent français engagé dans la force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL), dans le cadre de l’opération Daman. Avec 200 soldats déployés, il s’agit de l’opération extérieure finlandaise la plus importante. 
Les militaires français et finlandais y réalisent des opérations communes et mutualisent des entraînements. A titre d’exemple, en janvier 2019, une compagnie d’infanterie finlandaise et l’escadron de reconnaissance et d’intervention français, deux unités de combat de la FCR ont réalisé un entrainement conjoint d’envergure de protection contre une foule hostile, et ont été mises en situation dans le village de combat urbain du camp de la FCR.

CHAMMAL
SITUATION MILITAIRE DU THEATRE

  • Offensive contre les dernières poches de Daech en Syrie

En moyenne vallée de l’Euphrate, les combats menés par les Forces démocratiques syriennes, appuyés par la coalition, autour de la ville de Baghouz se poursuivent. L’imbrication de Daesh avec des civils complexifie et ralentit les opérations de conquête.

  • Poursuite des actions en Irak

La situation sécuritaire est stable en Irak, et reste sous contrôle des Forces de sécurité irakiennes qui poursuivent leur effort dans la lutte contre Daech. 
ACTIVITE DE LA FORCE

Le dispositif français déployé au Levant a été renforcé récemment par l’intégration du groupe aéronaval.

  • Intégration du GAN au sein de Chammal

Le 13 mars 2019, à peine arrivé au large de la Syrie, le groupe aéronaval (GAN) constitué autour du porte-avions Charles-de-Gaulle a mené ses premières missions aériennes au sein de l’opération Chammal. Rafale Marine et Hawkeye ont été catapultés pour soutenir les troupes au sol et acquérir du renseignement tandis que les autres aéronefs du GAN, les bâtiments de surface, dont la frégate danoise Niels Juel, assuraient la maîtrise et le contrôle de l’espace aéromaritime.
Ce renforcement de capacités illustre la détermination de la France et de ses alliés européens à mener jusqu’à son terme la défaite militaire de Daech. Alors que les combats actuels sont désormais concentrés sur un territoire réduit, cette force navale apporte des capacités aéronavales de surveillance, d’appréciation de situation et d’intervention permettant d’observer toute possible reconfiguration et de contrer une résurgence potentielle du groupe terroriste.

  • La lutte contre Daech se poursuit dans l’espace informationnel

La lutte contre Daesh n’est pas terminée et la bataille se poursuit en particulier dans le champ des perceptions, espace de prédilection de l’organisation terroriste qui a bâti une stratégie de propagande moderne, fondée sur l’utilisation des supports traditionnels et l’investissement massif de la sphère des réseaux sociaux. 
Chammal participe directement à l’effort de la Coalition dans le domaine de la communication et de la lutte contre la propagande, en formant et conseillant les forces armées irakiennes.
La France a ainsi déployé pendant 6 mois un conseiller auprès de l'état-major opérationnel conjoint en Irak (Joint Operational Center-Iraq). Cet officier supérieur a participé à la mise en place et à l’encadrement de stages spécifiques sur la relation avec les médias, la production de contenu, et l’usage des réseaux sociaux.

  • La Task Force Wagram en appui de l’offensive contre les dernières poches de Daech présentes dans la vallée de l’Euphrate

La Task Force (TF) Wagram continue d’appuyer les forces démocratiques syriennes contre Daech au Sud de la ville d’Hajin. 
La TF Wagram a réalisé, depuis le territoire irakien 3 missions de tir (soit 2 missions d’éclairement, 1 missions d’aveuglement – bilan du 06 au 12 mars inclus).

  • Les bases aériennes en Jordanie et aux EAU en appui des opérations

Les aéronefs français basés en Jordanie et aux Émirats arabes unis poursuivent leurs actions contre Daech, au sein de la coalition.
Cette semaine, les aéronefs de l’opération Chammal ont réalisé 25 sorties aériennes (bilan du 06 au 12 mars inclus). Les Rafale français n’ont pas conduit de frappe cette semaine.

BARKHANE

ACTIVITÉ DE LA FORCE

  • Situation sécuritaire

La force Barkhane poursuit son effort de sécurisation dans le Liptako en coopération avec les forces armées partenaires par le biais de ses opérations de contrôles de zone, dans une logique de démantèlement de réseau et de reconnaissance de points d’intérêts et d’opérations conjointes. Plus de 500 militaires français, 120 militaires de forces armées maliennes, et 130 militaires des forces armées nigériennes conduisent ces opérations dans la zone frontalière du Mali et du Niger. Leur finalité est de déloger les groupes armés terroristes de leurs zones refuges et de contester les zones dans lesquelles ils peuvent chercher à se réimplanter. L’ampleur des dernières actions a bousculé ces groupes et les a conduits à se découvrir et à porter quelques attaques. 
Ainsi les forces armées françaises de l’opération Barkhane ont été prises à partie dans la région d’Akabar, au sud Est du Mali, par des combattants armés. Dans l’après-midi du 10 mars, un véhicule suicide a été lancé contre un détachement temporaire des forces françaises de l’opération Barkhane. Le véhicule a tenté de forcer le dispositif du détachement, mais les militaires ont  ouvert le feu et stoppé le véhicule qui à détonné à une trentaine de mètre de sa cible. Dans la continuité de cette attaque-suicide, une quinzaine de combattants à motos a également ouvert le feu contre le détachement. 
La rapidité et la vigueur de la réaction du détachement français, avec notamment le show of presence d’une patrouille de Mirage 2000 ont contraint les assaillants à prendre la fuite.
Le bilan actualisé de cette attaque est le suivant : Quatre militaires français ont été blessés. Deux d’entre eux ont nécessité des soins qui ont conduit à une évacuation vers la métropole le jour même, après une prise en charge sur place par les services médicaux de la force Barkhane. Les deux autres ont des blessures plus légères et ont été rapatriés dans la semaine. Leurs jours ne sont pas en danger. Toutes les familles de ces militaires ont été prévenues. Pour des raisons de sécurité nous ne communiquons pas sur les unités d’appartenance de ces blessés.

  • Patrouille conjointe à GAO

Dans le cadre du partenariat militaire opérationnel, la force Barkhane réalise quotidiennement des patrouilles conjointes avec les forces armées maliennes. Ces patrouilles ont pour objectif de former les cadres de l’armée malienne au processus d’élaboration des ordres, à la préparation et à la conduite des missions.
Ainsi, le 2 mars 2019, les militaires de la force Barkhane ont conduit avec les forces armées maliennes (FAMa) et les forces internationales (MINUSMa) une patrouille conjointe dans le grand Gao. 
C’est un détachement du groupement tactique logistique « Mostaganen-Fribourg » qui a été désigné pour remplir cette mission. Les soldats français ont accompagné à cette occasion un détachement FAMa du 133ème régiment blindé. 
Cette formation pratique a permis de souligner les points clés de ce type de mission : les objectifs, les moyens, et les points de rendez-vous avec les partenaires ; elle a permis également de travailler en commun l’articulation du dispositif à pied entre militaires français et maliens. 
Ces actions sous forme de patrouille dans les zones urbaines permettent également de combiner les actions de formation et de sécurisation, mais surtout d’approfondir les liens entre les FAMa et la population malienne

Sorties air hebdomadaires (bilan du 06 au 12 mars inclus)
Les avions de la force Barkhane ont réalisé 99 sorties, parmi lesquelles 35 sorties de chasse, 30 sorties de ravitaillement / ISR, et 34 missions de transport. 87 sorties avaient été réalisées la semaine dernière.

Sources : État-major des armées 
Droits : Ministère de la Défense