Point de situation du 19 au 25 octobre

TERRITOIRE NATIONAL
FAG
Les forces armées en Guyane ont mené une opération de lutte contre la pêche illicite aux frontières avec le Suriname et le Brésil, du 27 septembre au 20 octobre 2018. 
Cette opération visait à renforcer la pression permanente mise sur les activités de pêche illicites afin de défendre les espaces de souveraineté français et protéger la ressource halieutique nationale.
Cette opération combinait des moyens locaux et des moyens déployés depuis la métropole. 
Ont été engagés dans cette opération : le patrouilleur léger guyanais (PLG), une embarcation remonte-filets, une vedette côtière de surveillance maritime (VCSM), un CASA et un hélicoptère Fennec notamment. Ce dispositif était renforcé d’un détachement de gendarmes maritimes ainsi que d’un avion de surveillance maritime Falcon 50 en provenance de la métropole.
Au bilan, 6 tapouilles ont été déroutées, 2 ligneurs vénézuéliens ont été contrôlés, près de 2T de poissons et 60km de filets ont été saisis. 
Cette opération a permis de confirmer la méfiance croissante des pêcheurs étrangers et montré l’efficacité de la lutte contre la pêche illégale étrangère en Guyane.

AFRIQUE DE L’OUEST
Eléments français au GABON 
Les éléments français au Gabon (EFG) ont pour mission de participer à la formation des armées des 11 pays de la communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC) par le biais du partenariat militaire opérationnel (PMO). 
En 2018, les EFG auront formé plus de 6 800 stagiaires, dont plus de la moitié au profit des forces armées gabonaises (FAG), grâce aux détachements d’instruction opérationnelle (DIO) et technique (DIT).
Le contenu des formations est établi en concertation avec les pays partenaires pour répondre au mieux à leurs besoins. Ces formations « sur mesure » se déroulent au Gabon ou dans les pays qui en font la demande. Elles s’adressent aux chefs de tous niveaux comme aux exécutants. Elles portent sur les domaines du combat (DIO infanterie, artillerie, blindé, secourisme, etc.) ou les domaines techniques (DIT maintenancier, frigoriste, service soutien vie etc.).
Les EFG font effort sur la préparation opérationnelle des contingents engagés dans les opérations de maintien de la paix.
Ils ont ainsi participé à la préparation opérationnelle des 500 militaires du bataillon gabonais n°5 amené à relever en décembre le bataillon n°4 de la MINUSCA. 
Enfin, les EFG organisent régulièrement des « séquences internationales », regroupant des stagiaires de tous les pays. Ce sont 191 militaires des pays partenaires de la CEEAC qui ont pu être formés ensemble à Libreville en 2018, améliorant ainsi leur connaissance mutuelle et leur interopérabilité.

CHAMMAL
SITUATION MILITAIRE DU THEATRE
Offensive contre les dernières poches de Daech en Syrie
L’opération pour reprendre la poche d’Hajine dans la moyenne vallée de l’Euphrate, lancée le 10 septembre, se poursuit. 
Poursuite des actions de sécurisation en Irak
En Irak, les opérations de sécurisation des forces de sécurité irakiennes (FSI) se poursuivent sans évènement particulier relevé cette semaine.
ACTIVITE DE LA FORCE
Le dispositif français déployé au Levant n’a pas évolué en volume. 
La Task Force Wagram en appui de l’offensive contre les dernières poches de Daech présentes dans la vallée de l’Euphrate
La Task Force Wagram appuie l’offensive des forces démocratiques syriennes contre Daech dans la région d’Hajine.
Les trois canons CAESAR ont ainsi réalisé, depuis le territoire irakien, 17 missions de tir (éclairement, harcèlement, destruction - bilan du 17 au 23 octobre inclus).
Depuis le début de son engagement, la Task Force Wagram a réalisé 1992 missions de tirs.
Les bases aériennes en Jordanie et aux EAU en appui des opérations
Au sein de la coalition, les aéronefs français basés en Jordanie et aux Émirats arabes unis poursuivent leurs actions contre Daech. 
Cette semaine, les aéronefs de l’opération Chammal ont réalisé 18 sorties aériennes (bilan du 17 au 23 octobre inclus) et conduit 8 frappes, en appui des FDS au nord d’Abou Kamal en Syrie.
Bilan total de l’action du pilier appui aérien depuis le 19/09/14 :
8582 sorties / 1472 frappes / 2271 objectifs neutralisés.

BARKHANE
APPRÉCIATION DE SITUATION
Situation sécuritaire
Au Mali, la situation sécuritaire n’a pas évolué dans la zone d’opération de Barkhane. En coordination étroite avec ses partenaires, la force continue de maintenir la pression sur les GAT.
ACTIVITÉ DE LA FORCE
Opérations dans la région du Liptako se poursuivent
La présence de Barkhane dans le Liptako, aux côtés des forces armées maliennes (FAMa) vise à conserver l’initiative face aux groupes armés terroristes (GAT) dans la région en inscrivant une présence conjointe dans la durée. 
Actions au profit de la population locale
Depuis le mois de mars 2018, la force Barkhane a intensifié ses efforts dans la ville d’In Delimane, située dans le Liptako, à 200 km au Sud-Est de Gao.
Une plate-forme opérationnelle a été réalisée au profit de la compagnie des Forces Armées Maliennes (FAMa) chargée de la sécurité de la zone. 
Des équipes d’actions civilo-militaires (CIMIC) des deux forces ont travaillé de pair pour permettre la réalisation de plusieurs projets essentiels : une pompe à eau a été rénovée, le centre de soins communautaire du village a été nettoyé et réagencé. Des aides médicales y ont été réalisées depuis.
Enfin, un effort particulier a été fait sur la rénovation et la réouverture de l’école fermée depuis 2012. 
Appui au transfert du PC Est de la FC G5 Sahel
Les efforts au profit de la Force conjointe se poursuivent. Ils visent à installer le poste de commandement du fuseau Est, secteur frontalier entre le Niger et le Tchad, dans la région de Wour au Nord-ouest du Tchad dans le Tibesti.
Dans cette optique, Barkhane et l’Armée nationale tchadienne ont apporté leur concours à l’opérateur Expertise France. Cette agence française est  chargée d’élaborer le dossier technique d’appel d’offre, permettant le lancement de la construction du poste de commandement définitif du fuseau Est de la Force conjointe.
Dans la continuité des reconnaissances effectuées au mois d’août, Expertise France s’est rendu sur place du 13 au 15 octobre. L’équipe était accompagnée d’officiers tchadiens et d’un détachement de protection de Barkhane.

VOLET AERIEN
Le dispositif aérien en BSS
Les moyens aériens sont répartis sur deux bases aériennes projetées principales : à Niamey au Niger et à N’Djamena au Tchad. La force dispose ainsi en permanence de 8 Mirage 2000C ou D, de 6 à 10 avions de transport tactique et stratégique et de 4 drones. 
Par ailleurs, ces moyens sont complétés par des renforts temporaires. Des Atlantique 2 (ATL2) sont ainsi régulièrement déployés. Ils apportent des capacités en « intelligence, surveillance et reconnaissance » (ISR) notamment.  
Au total, les aéronefs de l’opération Barkhane ont réalisé près de 25 000 heures de vol destinées au recueil de renseignement (drones Harfang et Reaper, ATL2) et près de 75 000 pour l’appui des forces au sol, le transport de fret et de personnel ainsi que le ravitaillement en vol (avions Mirage 2000, C135, C160, hélicoptères Tigre, Gazelle, NH90 et Puma). 
L’apport aérien espagnol
Les partenaires européens de la France, dont l’Espagne, apportent un soutien important à l’opération Barkhane.
Répondant à l’invitation faite par le général LECOINTRE à son homologue espagnol en mai dernier, le général LOPEZ del POZO, commandant le mando de operaciones, l’équivalent du sous-chef opérations (SCOPS) français, numéro trois dans la hiérarchie militaire ibérique, était en visite du 14 au 18 octobre en Afrique de l’Ouest pour y rencontrer les forces françaises qui y sont déployées. La délégation espagnole a fait étape le 17 octobre à Gao pour échanger avec les soldats de la force Barkhane.
La mission aérienne espagnole MARFIL dispose d’un Hercules C130 déployé au Sénégal depuis le lancement de l’opération SERVAL en janvier 2013. La mission MAMBA dispose quant à elle d’un Casa C295 déployé au GABON depuis mars 2014. Ces deux missions ont assuré en 2018 environ 15% des acheminements intrathéâtres tant en matière de fret que de personnel. 
La base aérienne projetée de Niamey
La base aérienne projetée (BAP) de Niamey accueille une partie de ces moyens. 
Elle a également entrepris la construction d’une nouvelle structure d’accueil médical de type rôle 1. Elle devrait être inaugurée au printemps 2019 après 9 mois de travaux. 
Alors que le poste de secours se trouve actuellement sous tentes, ce nouveau bâtiment de premiers secours et de transit, d’une surface de 390 m2, permettra au service de santé de la base de mieux encore prendre en charge les malades et blessés dans une structure de soins climatisée, avec des contraintes sonores et d’empoussièrement réduites. 
Accueillant des forces françaises depuis le lancement de l’opération SERVAL, la BAP de Niamey s’impose aujourd’hui comme un point d’appui permanent du dispositif de la force Barkhane et joue un rôle fondamental dans la lutte contre le terrorisme dans la bande sahélo-saharienne (BSS).
Sorties air hebdomadaires (bilan du 17 au 23 octobre inclus)
35 sorties chasse / 19 sorties RAV ISR / 40 sorties transport
Total : 94 sorties (130 la semaine précédente).

Sources : État-major des armées 
Droits : Ministère de la Défense