Point de situation du 16 au 22 novembre

CHAMMAL
SITUATION MILITAIRE DU THEATRE

  • Offensive contre les dernières poches de Daech en Syrie

L’opération pour reprendre la poche d’Hajine dans la moyenne vallée de l’Euphrate, lancée le 10 septembre, marque actuellement un temps d’arrêt. Appuyées par la coalition, les forces démocratiques syriennes se réorganisent et consolident leurs positions avant de relancer leur offensive.

  • Poursuite des actions de sécurisation en Irak

En Irak, les opérations de sécurisation des forces de sécurité irakiennes (FSI) se poursuivent. Evitant le contact, Daech tente d’alimenter un sentiment d’insécurité par des actions clandestines ciblant indistinctement les FSI ou la population irakienne. 
ACTIVITE DE LA FORCE

  • La Task Force Wagram en appui de l’offensive contre les dernières poches de Daech présentes dans la vallée de l’Euphrate

La Task Force (TF) Wagram appuie l’offensive des forces démocratiques syriennes contre Daech dans la région d’Hajine.

Elle a réalisé, depuis le territoire irakien, 64 missions de tir (47 éclairement, 17 destruction – bilan du 14 au 20 novembre inclus).

Depuis le début de son engagement, la Task Force Wagram a réalisé 2165 missions de tirs.

  • Les Task Forces Monsabert et Narvik poursuivent leurs missions de formation

La TF Monsabert poursuit sa mission d’instruction de la 6ème division irakienne en charge de la sécurisation du grand Bagdad. Elle conseille l’état-major de cette division et, ponctuellement, les brigades qui lui sont subordonnées. Monsabert forme par exemple la 106ème brigade d’artillerie irakienne. Des exercices de restitution ont été organisés la semaine dernière, démontrant une bonne assimilation de l’instruction dispensée. Par ailleurs, du 4 au 8 novembre, les instructeurs français ont formé au tir de précision une dizaine de stagiaires irakiens.

La TF Narvik forme et conseille les membres de l’Iraki Counter Terrorism Service (ICTS). Elle a dispensé la semaine dernière des instructions à la mise en œuvre des armes lourdes et au sauvetage de combat.

  • Les bases aériennes en Jordanie et aux EAU en appui des opérations

Les aéronefs français basés en Jordanie et aux Émirats arabes unis poursuivent leurs actions contre Daech, au sein de la coalition.

Cette semaine, les aéronefs de l’opération Chammal ont réalisé 18 sorties aériennes (bilan du 14 au 20 novembre inclus). Aucune frappe n’a été conduite.
Bilan total de l’action du pilier appui aérien depuis le 19/09/14 :
9564 sorties / 1479 frappes / 2278 objectifs neutralisés.

BARKHANE

APPRÉCIATION DE SITUATION

  • Situation sécuritaire

Au Mali, la situation sécuritaire n’a pas évolué dans la zone d’opération de Barkhane. Le processus de désarmement-démobilisation-réinsertion accéléré (DDR-A) se met en place avec des premiers résultats encourageants.

ACTIVITÉ DE LA FORCE

Le dispositif Barkhane n’a pas connu d’évolution particulière. On déplore néanmoins la perte d’un drone Reaper qui s’est écrasé, le 17 novembre, dans une zone désertique à quelques kilomètres de la piste, sans faire aucune victime.

  • Les opérations dans la région du Liptako se poursuivent

Barkhane poursuit ses opérations de reconnaissance et de fouille, tout comme les  actions ponctuelles visant à permettre le démantèlement de réseaux. Le groupement tactique désert (GTD) infanterie patrouille autour d’Ansongo, Ménaka et Tombouctou. Pour assurer la sécurisation de Ménaka, Barkhane apporte en outre un soutien aux FAMa en matière de formation au combat en zone urbaine.

  • Formation des forces locales

Afin de former et entraîner les partenaires du G5 Sahel, les armées et la coopération de défense françaises ont mis sur pied dans chacun des pays du G5  des centres de préparation à l’engagement opérationnel (CPEO).

Ces centres nationaux ont pour vocation de renforcer les savoir-faire des unités et de confirmer l’aptitude des bataillons des Etats du G5 à s’engager aux côtés de Barkhane en étant notamment capables de bénéficier des mêmes appuis.

Placés sous le contrôle de Barkhane, des militaires des éléments français au Sénégal (EFS) ou des éléments français au Gabon (EFG) sont prioritairement désignés pour réaliser ces formations.

Après avoir entraîné un bataillon mauritanien et un bataillon burkinabè, les instructeurs français se sont vu confier pendant deux semaines un bataillon malien et des militaires nigériens.  

Un détachement composé d’instructeurs des EFS et du GTD infanterie vient de terminer l’entraînement d’une compagnie de gendarmes et d’une section d’artillerie sur le camp militaire de Ouallam au Niger.

A Markala au Mali, c’est un autre détachement des EFS et du GTD infanterie qui a entraîné un bataillon aux techniques de combat de niveau compagnie.

Ces actions de formation visent à accompagner la montée en puissance des armées des pays du G5 Sahel et développer des techniques de coordination transfrontalière. Il s’agit ainsi de permettre aux armées partenaires de gagner en autonomie pour, à terme, assurer seules la sécurité de la zone sahélienne.

  • Actions au profit de la population

Une équipe du service de santé des armées (SSA) a récemment dispensé une aide médicale à la population dans le village de Dokare, situé à 18 km au Nord-Est d’Abeche, au Tchad, et qui compte un millier d’habitants.

C’est la première fois qu’une mission de ce type est menée dans ce secteur situé à proximité de la frontière avec le Soudan. Pendant toute une matinée, médecins et infirmiers français ont soigné une cinquantaine de villageois, dans une zone où l’accès aux soins les plus rudimentaires est extrêmement difficile.

Depuis le début de l’opération Barkhane, en 2014, des équipes médicales sillonnent la bande sahélo-saharienne pour effectuer des consultations et prodiguer des soins, en complément de l’action des équipes médicales de l’ONU et de celle des ONG. L’aide médicale aux populations, apportée par les équipes du SSA dans le cadre de l’opération Barkhane, représente annuellement plus de 26 000 consultations, 1335 interventions chirurgicales et 4280 soins dentaires.

Sorties air hebdomadaires (bilan du 14 au 20 novembre inclus):
30 sorties chasse / 29 sorties RAV ISR / 49 sorties transport
Total : 108 sorties (122 la semaine précédente)

Sources : État-major des armées 
Droits : Ministère de la Défense