Point de situation des opérations du 30 mars au 5 avril 2018

FAG

VISITE DU CEMA AUX FORCES ARMEES EN GUYANE

Le chef d’état-major des armées, le général Lecointre, termine aujourd’hui un déplacement en Guyane.

Durant son séjour, le CEMA a visité le 9e RIMa et le 3e REI, la base aérienne 367 et a embarqué sur le patrouilleur léger guyanais La Confiance.

Il s’est également rendu au cœur de l’opération Harpie sur le lac de Saint-Elie pour y rencontrer les sapeurs du Génie en opération de destruction des puits d’orpaillage primaire.

10 ANS DE TITAN

Hasard du calendrier, cette visite est concomitante avec les 10 ans de l’opération Titan, l’opération de sécurisation et de protection du centre spatial guyanais. Celle-ci avait en effet été baptisée Titan le 30 avril 2008 en référence au plus gros coléoptère du monde, emblématique de la Guyane, le « Titanus Giganteus ».

Mais l’opération de sécurisation du site est en réalité bien antérieure à ce baptême, puisqu’elle a débuté le 24 décembre 1979, date du 1er lancement de la fusée Ariane 1.

  • Une opération interarmées

En plus des patrouilles régulières assurées en permanence, un dispositif terrestre, aérien et maritime est systématiquement déployé à chaque phase de lancement, période de vulnérabilité particulière du lanceur.

    • Le volet terrestre

La protection terrestre du site est principalement assurée par les légionnaires du 3e REI. Cependant, depuis octobre 2011 et la nette extension de la zone de protection terrestre, liée au premier vol du lanceur Soyouz à partir de la Guyane, le 9e RIMa contribue également à la protection du site.

    • Le volet aérien

Le centre de contrôle militaire assure en permanence la surveillance du ciel de manière à garantir la sécurité aérienne du centre spatial.

La protection aérienne militaire du centre spatial doit permettre de faire face à tous types de menaces et être en mesure d’intercepter, de dérouter, voire de neutraliser, un appareil intrus. Pour ce faire, les FAG disposent de moyens de défense sol/air et de moyens aériens d'intervention tels que lesPuma et les Fennec. Dans certains cas, des Mirage 2000 peuvent également venir compléter le dispositif.

    • Le volet maritime

A chaque lancement, une zone maritime d’exclusion est décrétée et surveillée à la fois par une vedette côtière de surveillance maritime (VCSM) et un patrouilleur léger guyanais (PLG).

  • TITAN en chiffres

Depuis 2014, 10 à 12 lancements sont réalisés chaque année depuis le département guyanais. C’est donc autant de missions TITAN, représentant entre 50 et 60 jours de déploiement par an pour les marins, aviateurs, marsouins et légionnaires engagés dans cette opération en plus de leurs missions permanentes de lutte contre l’orpaillage illégal et la pêche illicite.

LUTTE CONTRE L’ORPAILLAGE ILLEGAL

  • 2018 : des résultats encourageants contre l’orpaillage illégal

Le bilan de l’année 2017 avait été altéré par les mouvements sociaux en Guyane et le passage de l’ouragan Irma sur les Antilles, deux évènements qui avaient contribué à détourner une partie des forces armées en Guyane de leur mission de lutte contre l’orpaillage illégal.

Les FAG sont de nouveau pleinement engagées dans la mission, contribuant à l’obtention de résultats en nette augmentation par rapport à ceux obtenus sur la même période l’année dernière.

Depuis le début de l’année, 448 patrouilles ont permis la saisie ou la destruction de 1207 carbets, 41 quads, 95 motopompes et 126 groupes électrogènes. 25 puits ont également été détruits au cours d’opérations dédiées menées début mars.

Au bilan, la somme des avoirs criminels saisis depuis le début de l’année 2018 est de 4,5 millions d’euros, ce qui représente une augmentation de 54% des saisies réalisées à la même période et sur la même durée en 2016, année qui avait pourtant été exceptionnelle pour ses résultats.

Le nombre de sites actifs est déjà nettement reparti à la baisse par rapport aux chiffres de la fin d’année dernière. Il est aujourd’hui de 478 ; il était de 623 fin 2017.

  • Grâce à un engagement en hausse et une meilleure coordination inter administrations

Ces résultats très encourageants sont le fruit d’une augmentation sensible de la contribution de l’ensemble des administrations participant à la lutte contre l’orpaillage illégal.

La présence d’agents assermentés des administrations concernées, seuls habilités à ordonner la saisie ou la destruction des équipements des orpailleurs illégaux, est déterminante dans la mesure où elle permet d’augmenter l’efficacité des patrouilles réalisées par les forces armées guyanaises. Depuis le début de l’année, près de 70% des patrouilles menées par les FAG sont donc des patrouilles conjointes réalisées aux côtés d’agent de l’Etat assermentés ; le reste des patrouilles se concentrant sur le recueil de renseignement.

Pour les FAG, le taux d’engagement est également à la hausse par rapport à l’année dernière puisque depuis deux mois, jusqu’à 513 marsouins et légionnaires sont engagés dans des opérations de lutte contre l’orpaillage illégal alors que l’effectif moyen était de 310 militaires en 2017.

CHAMMAL

SITUATION MILITAIRE DU THEATRE

Sur le théâtre irako-syrien, les opérations se poursuivent. Les objectifs restent inchangés : défaire les dernières poches terroristes en Syrie et renforcer la sécurisation du territoire irakien.

  • Poursuite des combats en Syrie

En Syrie, dans la vallée de l’Euphrate, la coalition continue d’appuyer les forces démocratiques syriennes luttant contre Daech. Celles-ci s’attachent à réduire les deux dernières poches de Daech présentes sur les rives orientales de l’Euphrate, autour de Dashisha et Al Qaim.

La situation à l’est de l’Euphrate est restée globalement stable cette semaine.

  • Poursuite des actions de sécurisation en Irak

En Irak, les forces de sécurité irakiennes maintiennent un maillage territorial important et efficace.

Conduisant des opérations de sécurisation régulières, elles obtiennent des résultats conséquents saisissant régulièrement des quantités importantes d’armes et de munitions à Daech.

ACTIVITE DE LA FORCE

  • Les Task Force Monsabert et Narvik poursuivent la formation des forces de sécurité irakiennes

En Irak, le rythme des actions de formation se maintient à un niveau élevé afin d’amener l’armée irakienne vers toujours plus d’autonomie. Les Task Force Monsabert et Narvik y participent activement et directement.

Elles sont actuellement impliquées dans de nombreux stages au profit de près de 300 soldats des forces de sécurité irakiennes, notamment dans le domaine de la lutte contre les engins explosifs improvisés.

  • Les Task Force Wagram et Monsabert appuient la remontée en puissance de l’artillerie irakienne

Cette semaine a été marquée par l’organisation d’une conférence sur l’avenir de l’artillerie irakienne à laquelle ont activement participé des instructeurs issus des Task Force Wagram etMonsabert.

La journée était présidée par le Général Hushem, commandant l’école de l’artillerie irakienne.

Cette rencontre devrait déboucher prochainement, sur une formation « pilote » menée par les deux Task Force françaises. Cette formation inclura une partie théorique ainsi qu’une séquence de tir et de mise en application sur les canons irakiens.

  • La Task Force Wagram en appui des opérations de sécurisation

La Task Force Wagram poursuit son appui aux opérations de sécurisation menées par les forces de sécurité irakiennes dans la vallée de l’Euphrate. Cette semaine, quatre missions de tirs, deux d’éclairement et deux d’interdiction, ont été réalisées (bilan du 28 mars au 3 avril).

Depuis le début de sa mission, la TF Wagram a réalisé 1643 missions de tirs.

  • Les bases aériennes en Jordanie et aux EAU en appui des opérations

L’activité des forces aériennes françaises engagées dans l’opération Chammal se concentre sur l’appui aux forces démocratiques syriennes engagées dans la vallée de l’Euphrate pour réduire les deux dernières poches de Daech en Syrie.

Dans ce cadre, les aéronefs engagés dans l’opération Chammal ont réalisé cette semaine 23 sorties aériennes en appui des forces locales engagées au sol, sans qu’aucune frappe n’ait été réalisée (bilan du 28 mars au 3 avril).

Bilan total depuis le 19/09/14 :

7942 sorties / 1448 frappes / 2238 objectifs neutralisés.

BARKHANE

APPRÉCIATION DE SITUATION

  • Situation politique

La semaine écoulée a été marquée par la signature d’une nouvelle feuille de route entre le gouvernement malien et les groupes armés signataires des accords d’Alger. Cette feuille de route comporte 21 points, dont les plus saillants concernent un renforcement du Mécanisme Opérationnel de Coopération (MOC), notamment à Gao, et des avancées dans le processus de Désarmement, Démobilisation et Réintégration (DDR).

  • Situation sécuritaire

Aucun incident notable n’est à relever dans le nord du Mali sur la semaine écoulée.

Dans le centre du Mali, plusieurs incidents sécuritaires sont en revanche à noter ces derniers jours, la plupart à l’encontre de civils. Une école et la mairie de Dionna dans la région de Mopti ont notamment été attaquées puis incendiées par six terroristes. Dans le même temps, deux véhicules civils étaient victimes d’engins explosifs improvisés, faisant 2 blessés et deux tués.

ACTIVITÉ DE LA FORCE

  • Raid de Barkhane au nord de Tombouctou

Dans la nuit du 29 au 30 mars, Barkhane a mené une opération d’opportunité contre un groupe armé terroriste. Menée à environ 120 km au nord de Tombouctou, cette opération a permis de mettre hors de combat trois terroristes. Les premiers renseignements collectés laissent à penser qu’ils faisaient partie de la katiba al-Furqan et qu’un des terorristes mis hors de combat pourrait en être un cadre.

  • Accrochage entre Barkhane et un groupe armé terroriste dans la zone des trois frontières

Le 1er avril, dans la région d’Akabar, un groupe commando parachutiste de Barkhane opérant en coordination avec les forces armées nigériennes, au côté d’éléments des forces armées maliennes accompagnés d’éléments appartenant à un groupe d’autodéfense local, a été confronté à un groupe armé terroriste composé d’une soixantaine de combattants à moto.

L’action s’est déroulée à environ 90km au sud de Ménaka, à 3km au sud de la frontière entre le Mali et le Niger.

Dès la prise à partie, Barkhane a engagé des moyens d’appui aérien constitués d’une patrouille d’hélicoptère de reconnaissance Gazelle et d’une patrouille de Mirage 2000.

Ces moyens ont rapidement apporté leur capacité d’appui et de renseignement aux troupes engagées au sol, leur permettant de causer des pertes importantes aux terroristes.

Les commandos parachutistes et leurs partenaires ont ainsi pu s’exfiltrer après avoir neutralisé une trentaine de terroristes (bilan estimé).

Le lendemain de l’action, Barkhane a procédé à une reconnaissance de la zone qui a permis d’affiner le bilan et d’entamer la poursuite des terroristes qui ont pris la fuite.

  • Poursuite des opérations dans la zone des trois frontières

En parallèle de ces opérations, la Force Barkhane poursuit son effort dans la région des trois frontières au côté des forces armées maliennes et en coordination avec les forces armées nigériennes.

Les opérations de contrôle de zone se concentrent dans les régions de Ménaka et d’In Delimane, ainsi que le long de la frontière entre le Mali et le Niger.

  • Tout en poursuivant ses actions au profit de la population locale

Le 28 mars, des techniciens du détachement énergie de la force Barkhane ont contribué à la remise en état d’une des deux centrales électriques de Ménaka.

La réparation a été accompagnée d’une formation des employés de la centrale sur la maintenance de leurs installations.

Pleinement opérationnelle, cette centrale électrique est de nouveau en mesure de distribuer de l’électricité aux habitations de Ménaka. A elle seule, elle contribue à fournir un quart de la ville en électricité.

  • Le drone Reaper franchit les 20 000 heures de vol en BSS

La semaine dernière, le détachement de drones Reaper de l’opération Barkhane a franchi la barre symbolique des 20 000 heures de vol.

Installé sur la base aérienne projetée de Niamey depuis le début de l’opération Serval en janvier 2013, le détachement drones comprend 25 aviateurs et 5 drones Reaper qui ont remplacé les drones Harfang initialement déployés. Opérationnel 24/24, il est systématiquement engagé dans toutes les phases d’une opération : de l’acquisition préalable de renseignement à l’évaluation des résultats en passant par la coordination de l’action des effecteurs lors de l’engagement.

  • Sorties air hebdomadaires (bilan du 28 mars au 3 avril inclus)

40 sorties chasse / 25 sorties RAV ISR / 44 sorties transport.

Total : 109 sorties (90 la semaine dernière).

Sources : État-major des armées 
Droits : Ministère de la Défense

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