POINT DE SITUATION DES OPÉRATIONS DU 1ER AU 8 MARS

GUYANE
LANCEMENT D’UNE FUSÉE SOYOUZ

  • Opération Titan

Le 27 février, plus de 400 militaires des forces armées en Guyane (FAG) étaient déployés pour sécuriser le décollage d’un lanceur Soyouz, le 21e depuis Kourou, qui allait mettre sur orbite les six premiers satellites de la constellation « OneWeb ». 
Pour assurer une protection hermétique du centre spatial guyanais, les militaires des FAG étaient déployés en mer, dans les airs et sur terre.
Au large de la Guyane, la vedette côtière de surveillance maritime « La Mahury » assurait avec le patrouilleur Antilles Guyane « La Confiance » la surveillance des approches maritimes. 
Dans les airs, les moyens rapides d’intervention de l’escadron de transport 68, composés de deux hélicoptères Fennec embarquant des tireurs d’élite, assuraient la sécurité de cette zone d’environ 700 km², composée essentiellement de forêts et de savanes.
Ce lancement Soyouz a également mobilisé sur terre le 9e régiment d’infanterie de marine. Depuis octobre 2011, date de la création de la zone du lanceur russe sur le terrain de la ville de Sinnamary, le centre spatial guyanais a étendu la zone de protection terrestre ; ainsi, les deux régiments d’infanterie des FAG participent au dispositif Soyouz. 
Le lanceur russe avait à son bord six satellites d’une masse de 148 kg chacun. Ils ont été mis en orbite basse à 1 000 kilomètres de la surface terrestre, précise Arianespace.

ASIE PACIFIQUE
PARTICIPATION A LA LUTTE CONTRE LE CONTOURNEMENT DES SANCTIONS DU CONSEIL DE SECURITE DES NATIONS UNIES PAR LA COREE DU NORD  
La France déploiera au printemps un Falcon 200 Guardian, puis la frégate Vendémiaire, dans le cadre de sa participation à la coopération interalliée dont l’objectif est de lutter contre le contournement des sanctions du Conseil de Sécurité des Nations Unies par la Corée du Nord. 
Cet engagement aérien et maritime permet, grâce aux capacités d’observation et de détection des moyens français déployés, de contribuer à la lutte contre les transbordements illicites réalisés par la Corée du Nord. Il témoigne de la volonté française de faire appliquer le droit international en lien avec ses autres partenaires impliqués, dont le Japon, et les USA.  Dans ce cadre un officier de liaison français embarquera d’ailleurs à bord du navire américain Blue Ridge.
La ministre des Armées, Florence Parly, et son homologue japonais avaient d’ailleurs affirmé à l’occasion de la réunion du « 2+2 ministériel » qui s’était tenue à Brest le 11 janvier 2019, leur volonté de renforcer la coopération militaire franco-japonaise en rappelant que la France et le Japon entendaient « agir en faveur de la paix, de la stabilité et de la prospérité de la région Indo-Pacifique, en se fondant sur leurs valeurs communes et le respect du droit international et le multilatéralisme ».

GROUPE AÉRONAVAL

  • Départ de la mission « Clemenceau »

Le groupe aéronaval, constitué autour du porte-avions « Charles de Gaulle », a appareillé de la base navale de Toulon mardi 5 mars pour un déploiement opérationnel de plusieurs mois baptisé « Clemenceau », un nom qui « illustre à la fois

la mémoire de la victoire, l’effort de coopération et de partenariat vers l’orient sur un chemin que Clemenceau lui-même avait emprunté en 1920 et enfin, le rayonnement de la France » a déclaré Florence Parly, ministre des Armées, qui a présidé la cérémonie d’appareillage.
La ministre a rappelé à cette occasion les trois missions : protéger les Français, coopérer et rayonner.
Des moyens français, européens et internationaux (Australie, Danemark, États-Unis, Portugal et Royaume-Uni) seront déployés autour du porte-avions français qui accueillera à son bord le groupe aérien embarqué composé de 20 Rafale Marine, 2 avions de guet aérien E-2C Hawkeye, 2 hélicoptères Dauphin et un Caïman Marine. 
Le groupe aéronaval ainsi constitué, baptisé TF 473, et commandé par le contre-amiral Olivier Lebas, offre à la France et ses alliés de multiples capacités, adaptables en fonction du contexte. Bénéficiant des atouts liés à la liberté de navigation, la TF 473 est un outil politico-militaire, qui se déploiera dans des zones d’intérêt stratégique, allant de la Méditerranée à la zone Indo-Pacifique en passant par l’océan Indien. 
Le groupe aéronaval sera intégré pour un mois à l’opération Chammal, lors de sa présence en Méditerranée orientale ; il complètera le dispositif militaire français et apportera à la coalition sa capacité aéronavale de surveillance, d’intervention et d’appréciation de situation pour lutter contre Daesh.
De plus, ce déploiement permettra à la France de renforcer ses partenariats stratégiques. Des échanges et exercices seront menés tout au long de la navigation, notamment avec l’Australie, l’Égypte et l’Inde, afin de coopérer avec nos alliés et partenaires et de faire rayonner la France.

CHAMMAL
SITUATION MILITAIRE DU THÉÂTRE

  • Offensive contre les dernières poches de Daech en Syrie

En moyenne vallée de l’Euphrate, les combats menés par les Forces démocratiques syriennes, appuyées par la coalition, se poursuivent autour de la ville de Baghouz.

  • Poursuite des actions en Irak

La situation sécuritaire reste stable. Les Forces de sécurité intérieures poursuivent leur effort dans la lutte contre Daech.

ACTIVITÉ DE LA FORCE

Le dispositif français déployé au Levant n’a pas évolué.  

  • La Task Force Wagram en appui de l’offensive contre les dernières poches de Daech présentes dans la vallée de l’Euphrate

La Task Force (TF) Wagram continue d’appuyer les forces démocratiques syriennes contre Daech au sud de la ville d’Hajin. 
La TF Wagram a réalisé, depuis le territoire irakien 4 missions de tir (soit 1 mission d’aveuglement et 3 missions de certification – bilan du 27 février au 05 mars inclus).

  • Les bases aériennes en Jordanie et aux EAU en appui des opérations

Les aéronefs français basés en Jordanie et aux Émirats arabes unis poursuivent leurs actions contre Daech, au sein de la coalition.
Cette semaine, les aéronefs de l’opération Chammal ont réalisé 18 sorties aériennes (bilan du 27 février au 05 mars inclus). Les Rafale français ont conduit une frappe cette semaine.

BANDE SAHELO-SAHARIENNE
FIN DU DEPLOIEMENT TEMPORAIRE D’UN DETACHEMENT RAFALE

Le détachement de trois Rafale déployé sur la base aérienne projetée de N’Djamena dans le cadre d’un renfort  temporaire planifié de capacités, notamment dans le domaine du renseignement d’origine image « champ large », a quitté la bande sahélo-saharienne le jeudi 07 mars pour rentrer en métropole. 
ACTIVITÉ DE LA FORCE BARKHANE

  • Situation sécuritaire

La situation sécuritaire de la bande sahélo-saharienne est stable. La force Barkhane et les forces partenaires poursuivent leur effort conjoint dans le Liptako.

  • Réunion des commandeurs de l’Instance de Coordination au Mali

Le général de division Frédéric Blachon, commandant la force Barkhane, a profité de sa participation à la réunion des commandeurs de l’Instance de Coordination au Mali (ICM) pour dresser un état des lieux de la situation dans le Liptako. 
Cette réunion de travail trimestrielle, organisée au sein des locaux de l’EUTM, a réuni autour du général de division M’Bemba Moussa Keita, chef d’état-major général des armées maliennes, les différents partenaires des Forces armées maliennes (FAMa) au Sahel. 
A cette occasion, le général Blachon a rencontré le général de brigade Cottereau, chef d’état-major de la Mission Intégrée des Nations Unies au Mali (MINUSMA) représentant le général de corps d’armée Dennis Gyllenspore, le général de division Hanana commandant la Force Conjointe du G5 Sahel (FCG5S) et le général de brigade Peter Mirow commandant la mission d’entraînement de l’Union européenne au Mali (EUTM).

  • Réception du général Blachon par le gouverneur de Ménaka.

Le lundi 25 février 2019, le général de division Frédéric Blachon, commandant la force Barkhane (COMANFOR) s’est rendu à Ménaka, dans le Liptako. 
Reçu au gouvernorat de la région de Ménaka, le COMANFOR a tout d’abord participé à une réunion rassemblant les principaux acteurs de la sécurité agissant dans cette ville du Liptako. Outre le gouverneur, étaient notamment présents les colonels Sanogo et Konaté des Forces armées maliennes (FAMa), mais également le général Jean-Luc Djene, commandant du secteur Est de la MINUSMA ainsi que le vice-président de l’autorité intérimaire et des représentants de la police et de la gendarmerie de la ville.

Le COMANFOR et le gouverneur M. Maïga ont ensuite participé à un point presse en présence des principaux médias maliens. Le gouverneur a témoigné de sa vision encourageante de la sécurité dans la ville et ses alentours, dont l’évolution positive est le fruit du travail conjoint de l’ensemble des forces régaliennes et de leurs partenaires, et de la création d’un cadre de concertation efficace. M. Maïga a notamment insisté sur le retour de l’administration, des autorités locales et des FAMa, et sur la baisse de la criminalité ainsi observée dans la ville. 
Le général Blachon a salué lors de son intervention le rôle du gouverneur dont l’action aura permis aux habitants de sa région de retrouver peu à peu une vie normale. Répondant aux différentes questions des journalistes, il a à plusieurs reprises mis en avant l’engagement des FAMa, soulignant l’importance de leur présence dans la région aux côtés de la force Barkhane.  
Le point presse terminé, le général Blachon, le général Djene et le colonel Sanogo sont allés à la rencontre des habitants du quartier des abattoirs, au sein duquel, au cours de l’été dernier, un château d’eau et des panneaux solaires ont été mis en place par la force Barkhane.

  • Sécurisation des travaux de construction du camp malien d’Anderamboukan

En février, les soldats de la force Barkhane ont lancé une opération visant à sécuriser les travaux de construction d’une base opérationnelle avancée temporaire (BOAT) des forces armées maliennes (FAMa) à Anderamboukan, au cœur du Liptako, à la frontière avec le Niger. 
La zone d’implantation de cette base avait été identifiée conjointement par une unité du groupement tactique désert (GTD) Griffon et la section d’infanterie des forces armées maliennes (FAMa) qu’elle avait accompagnée courant janvier.
Au départ de Ménaka, une soixantaine de  véhicules se sont élancés le long de la Route Nationale 20 qui relie Ménaka à Anderamboukan. Sur près de 100 km de piste, les transporteurs de la MINUSMa en charge de l’acheminement des matériaux de construction étaient escortés par des éléments FAMa et un détachement du groupement tactique Bir-Hakeim. 
Sur place, les chefs de détachements français et maliens ont été reçus par les autorités locales. À cette occasion, les responsables du chantier ont présenté le projet de construction du camp et ses bénéfices sécuritaires.
Accompagnés par les militaires de Barkhane, les sapeurs maliens ont pris les premières mesures, marquant les angles de la future emprise, suivant le plan de défense du camp, proposé par les sapeurs français. Les différents véhicules de chantier ont enfin chargé du sable afin d’ériger les premiers murs d’enceinte et permettre la construction des postes de combat et de surveillance. 
Le chantier se poursuit et la base d’Anderamboukan devrait être opérationnelle à moyen terme pour accueillir une garnison FAMa, marquant de manière significative le retour des forces de sécurité dans le Liptako malien.

  • Création d’un poste de commandement de coordination et de sécurité à Ménaka

Le 13 février 2019, à l’initiative du chef de corps du groupement tactique désert Bir-Hakeim, tous les acteurs de la sécurité de Ménaka se sont réunis au Gouvernorat afin d’entériner la création d’un poste de commandement de coordination et de sécurité (PCCS). Outre les représentants de la force Barkhane et des forces armées maliennes (FAMa), ce PCCS, qui a vocation à se réunir sur un rythme hebdomadaire, rassemble les autorités des forces de police et de gendarmerie, ainsi que celles de la garde nationale malienne et du bataillon nigérien de la MINUSMa.
Chaque acteur contribue à cette initiative à la hauteur de ses moyens et la force Barkhane aura la charge de la coordination des efforts.

  • Sorties air hebdomadaires (bilan du 27 février au 05 mars inclus)

Les avions de la force Barkhane ont réalisé 87 sorties, parmi lesquelles 44 sorties de chasse, 23 sorties de ravitaillement/ISR, et 20 missions de transport. 76 sorties avaient été réalisées la semaine dernière.

  • Formation au profit des infirmiers des Forces armées maliennes  

Le 19 février 2019, les militaires français du service de santé des armées (SSA) engagés au sein de l’opération Barkhane ont conduit à Gao une action de formation à destination de cinq infirmiers des Forces armées maliennes (FAMa). 
Cette formation visait à perfectionner les savoir-faire des jeunes sous-officiers et militaires du rang des services de santé militaires maliens, notamment sur des procédures radio à mettre en œuvre dans le cadre d’une demande d’évacuation médicale. 
Cette formation, complémentaire aux instructions au secourisme de combat, permet aux infirmiers d’expliquer avec précision les premiers soins qu’ils ont effectués sur le blessé afin d’en faciliter la prise en charge. 
Formés sur ces procédures, les infirmiers pourront à leur tour transmettre ce savoir-faire au sein de leurs propres unités.

Sources : État-major des armées 
Droits : Ministère de la Défense