OPEX : POINT DE SITUATION DU 3 AU 9 MAI

CTF 150
FFEAU : PLUS DE 5 T DE DROGUES SAISIES PAR LE « FLORÉAL »

La frégate de surveillance « Floréal », déployée en mer d’Arabie dans le cadre d’une mission de lutte contre les trafics illicites, a procédé à trois saisies majeures de produits stupéfiants entre le 1er et le 4 mai. Elle agissait sous le contrôle opérationnel d’ALINDIEN et en soutien direct de la Combined Task Force 150. La séquence a le plus souvent été :

  • Détection d’embarcations suspectes par l’hélicoptère Panther embarqué ;
  • intervention de l’équipe de visite de la frégate ;
  • découverte de drogue.

Le bilan est conséquent : les deux premiers boutres transportaient respectivement 2,2 t et 2,6 t de résine de cannabis tandis que le dernier détenait une cargaison comprenant plus de 650 kg de cannabis, des méthamphétamines et de l’héroïne. Ces drogues ont été saisies et détruites.

Basée à Port-des-Galets, sur l’île de la Réunion, la frégate de surveillance « Floréal » effectue ici sa cinquième prise en huit mois. En septembre 2018, à l’issue de deux prises espacées de seulement quelques heures, le « Floréal » avait déjà intercepté 7,5 t de stupéfiants. La frégate de surveillance « Floréal » comptabilise ainsi à elle seule près de 13 t de drogues saisies entre septembre 2018 et mai 2019.

Ce nouveau succès opérationnel porte à 14 le nombre de prises en 2019 dans le cadre de la CTF 150 dont 5 pour les navires français : la frégate anti-aérienne « Cassard » (31 janvier et 22 février), et la FS « Floréal » (1er mai, 3 mai, 4 mai), soit plus de 7,5 t de cannabis, et près de 670 kg d’héroïne. Outre la lutte contre le narcotrafic à destination principalement du marché européen, cette action permet également de lutter contre le financement des activités terroristes.

CTF 473 — Mission CLEMENCEAU
Exercice « Varuna » : la coopération franco-indienne en trois dimensions
Liées par un partenariat stratégique depuis plus de vingt ans, les marines indiennes et françaises sont actuellement engagées dans l’exercice « Varuna » qui se terminera le 10 mai 2019.
Il s’agit de la dix-septième édition de cet exercice bilatéral franco-indien, qui se déroule en océan Indien. 12 unités des deux marines, dont deux porte-avions et deux sous-marins, sont impliquées. Le groupe aéronaval français, déployé en océan Indien dans le cadre de la mission CLEMENCEAU y participe avec le groupe aéronaval indien, constitué autour du porte-avions INS Vikramaditya.

Une première phase à quai a tout d’abord permis aux forces de préparer les opérations, de s’accorder sur des méthodes de travail communes et d’établir des réseaux de communication entre les bâtiments.

Les exercices se déroulent actuellement et jusqu’au vendredi 10 mai au large, en surface, sous la mer et dans les airs afin de renforcer l’interopérabilité des deux groupes aéronavals dans tous les domaines de lutte. C’est d’ailleurs la première fois que cet exercice implique et combine des manœuvres tactiques dans les trois dimensions.

« Varuna » vient ainsi démontrer la capacité des marines indiennes et françaises à agir conjointement pour défendre les intérêts stratégiques qu’elles partagent en océan Indien, où elles sont toutes deux déployées en permanence. 
L’Inde et la France, riveraines de cette zone sont d’ailleurs membres de l’Indian Ocean Naval Symposium (IONS), dont la France assurera la présidence en 2020.

OTAN
« LYNX » — POINT DE SITUATION EFP

Les soldats de la mission LYNX sont désormais déployés complètement en Estonie et installés sur la base militaire de TAPA, située à 70 km au Sud-Est de la capitale TALLINN. Nos unités sont en mesure d’assurer dès aujourd’hui leur mission. Depuis leur arrivée, elles travaillent en étroite coopération avec nos alliés britanniques sur place ainsi que les forces armées estoniennes dans le cadre du dispositif eFP décidé lors du sommet de l’OTAN à Varsovie en 2016.

CHAMMAL
SITUATION MILITAIRE DU THÉÂTRE

La situation sécuritaire au Levant reste stable.

L’opération Chammal, volet français de l’Opération Inherent Resolve (OIR), poursuit sa mission de lutte contre Daech et continue à appuyer, en Syrie, les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), et en Irak les Forces de Sécurité Irakiennes (FSI).

En Syrie, les opérations de sécurisation de la Moyenne Vallée de l’Euphrate par les FDS se poursuivent.

En Irak, les FSI poursuivent également leurs efforts de sécurisation du territoire, en particulier dans la région de Mossoul.

ACTIVITÉ DE LA FORCE

La France poursuit son engagement au sein du pilier appui de la coalition à travers la poursuite des opérations aériennes.

La cérémonie de dissolution de la Task Force (TF) Wagram s’est déroulée le 29 avril 2019, sur la base aérienne d’Al Assad en Irak. Elle marque la fin de l’action des artilleurs français de la TF Wagram, engagés depuis l’automne 2016 au sein de l’opération Chammal, sans signifier la fin de la lutte contre cette organisation terroriste qui cherche à se reconstruire dans la semi-clandestinité. En deux ans et demi, les 1 100 artilleurs engagés au sein de la TF Wagram ont mené plus de 2 500 missions de feux dans une campagne qui les ont emmenés du sud de Mossoul jusqu’à la frontière de l’Irak et de la Syrie. Le détachement complet devrait être rentré pour la mi-mai.

  • Stages de perfectionnement au profit des forces spéciales irakiennes.

Il y a deux semaines, un détachement composé de huit instructeurs français de la Task Force Narvik renforcés de deux instructeurs espagnols a encadré le 3e stage REFIT de l’année, réalisée au profit du bataillon de forces spéciales de NAJAF. Leur rôle a été d’évaluer et de guider les instructeurs de l’académie et ceux du bataillon ainsi que de conseiller les 250 soldats participants.

Il s’agit ici de nouveaux types de formations, mises en place depuis 2018 par l’académie de l’ICTS (Iraqi Counter Terrorism Service) au profit de ses bataillons opérationnels, auxquelles contribuent les instructeurs de la Task Force Narvik.

Ces stages de perfectionnement baptisés « REFIT » ont pour objectif de permettre à des unités expérimentées de disposer d’une phase de remise à niveau, permettant d’évaluer leur maîtrise des savoir-faire fondamentaux et de les compléter en acquérant de nouvelles techniques et tactiques tirées des récents retours d’expérience de la lutte contre Daech.

Les stages, longs de quatre semaines, sont organisés en trois séquences. Après une semaine de rappels théorique, deux semaines sont dédiées au perfectionnement dans le domaine du tir, de la contre-IED, du sauvetage au combat, et du combat en zone urbaine.

Un nouveau stage est d’ores et déjà en cours au profit du bataillon de Kerbala.

Fin avril 2019, quatre lieutenants irakiens du cours Joint Fire Observer (JFO) ont participé à un exercice interarmes sur le camp de Besmayah mêlant des tirs réels de l’artillerie et des tirs simulés à partir d’hélicoptères.

Cet entraînement organisé par les formateurs du pilier artillerie de la Task Force (TF) Monsabert avait pour but de mettre en pratique dans des conditions proches de la réalité les savoir-faire acquis au long de leurs huit semaines de formation.

Pour faire travailler les jeunes observateurs, hélicoptères et canons de l’armée irakienne ont participé à l’exercice réalisant ainsi le premier exercice interarmes canons-hélicoptères avec des moyens exclusivement irakiens.

  • Sorties air hebdomadaires (bilan du 1er au 7 mai inclus)

Les aéronefs français basés en Jordanie et aux Émirats arabes unis, et projetés depuis le groupe aéronaval poursuivent leurs actions contre Daech, au sein de la coalition.
Cette semaine, les aéronefs de l’opération Chammal ont réalisé 21 sorties aériennes.

BARKHANE
ACTIVITÉ DE LA FORCE

  • Situation sécuritaire

Le rythme opérationnel de Barkhane reste soutenu. Barkhane maintient sa vigilance dans le Liptako où des mouvements suspects, potentiellement de membres de l’État Islamique au Grand Sahara, ont pu être observés. Barkhane et les forces armées maliennes viennent en conséquence de se déployer pendant près d’un mois dans cette zone du Liptako. La situation sécuritaire dans la région du Liptako-Gourma est par ailleurs caractérisée par une menace IED élevée, contre laquelle Barkhane poursuit son effort de formation des forces partenaires et d’information auprès de la population.

  • Succession d’opérations de la force dans le Liptako malien

Du 11 avril au 1er mai 2019, le groupement tactique désert (GTD) « Bir-Hakeim » a engagé 550 militaires pendant près d’un mois dans une série d’opérations successives et coordonnées dans le Liptako. 
Appuyé et soutenu par des éléments du GTD-A et des détachements chasse et drone, chaque sous groupement engagé a alterné la conduite d’opérations de contrôle de zone et de reconnaissances offensives dans les secteurs d’In Délimane, d’In Foukareteine et d’Amalaoulaou.

Conduite avec une unité des forces armées maliennes (FAMa) d’Anderamboukan ou d’In Délimane, garnisons réinstallées avec l’appui de Barkhane, et en coordination avec les forces armées nigériennes (FAN) évoluant au sud de la frontière, la succession de ces opérations intermédiaires dans le sillon des opérations du mois de mars dernier avait pour objectif de poursuivre l’exploitation des résultats obtenus dans cette zone frontalière connue pour être une zone de prédation et de tentative de réinstallation des groupes armés terroristes (GAT).

Au début de cette séquence opérationnelle, un effort de contrôle des zones à proximité de la RN 20 et des emprises des FAMa comme celle d’In Délimane a été effectué par un sous-groupement pour consolider les avancées sécuritaires obtenues par les partenaires.

Après être passé vers Anderamboukane au milieu du mois, le sous-groupement a ensuite relancé son action en direction d’In Foukaretein et d’Akabar.

Enfin, après avoir reconnu la localité d’Ansongo et pris contact avec la population de la ville de Ouattagouna, un autre sous groupement a procédé pendant plusieurs jours à des reconnaissances, une série de fouilles et de ratissages de cette partie ouest du Liptako malien notamment dans la forêt de Sorori, agissant en coordination avec les forces armées nigériennes (FAN) déployées de l’autre côté de la frontière.

Au bilan, si elles n’ont pas donné lieu à des affrontements, ces opérations conduites pendant près d’un mois, combinant les actions de reconnaissance et de harcèlement d’un sous-groupement blindé et d’une colonne commando, auront permis d’améliorer et d’approfondir la connaissance de la zone, d’affirmer la présence auprès de la population, d’exercer et de maintenir une forte pression sur les GAT et de leur contester toute velléité de réinstallation dans cette région du Mali.

  • BARKHANE : la formation contre IED au profit des forces armées maliennes

Du 15 au 17 avril 2019, les marsouins du Régiment d’infanterie chars de Marine (RICM) engagés au sein du groupement tactique désert « Richelieu », ont réalisé sur la plateforme désert relais (PfDR) de Tombouctou, une instruction contre IED auprès d’une section des forces armées maliennes (FAMa).

Cette formation s’inscrit dans le cadre du partenariat militaire opérationnel (PMO) que la force Barkhane accomplit au quotidien aux côtés de ses partenaires maliens. L’engin explosif improvisé (IED) demeure la menace principale à laquelle sont confrontés Barkhane et les forces partenaires dans la région et en particulier au Mali.

De la théorie jusqu’à la mise en situation, les soldats maliens se familiarisent avec les différents types d’engins explosifs improvisés tels que l’IED télécommandé ou le pressure plate.

Après avoir étudié les différentes classes d’explosifs improvisés, les FAMa ont observé leurs instructeurs mettre en œuvre les procédures de sauvegarde, de la conduite sur un axe piégé à la sortie du véhicule, en passant par l’analyse d’une zone polluée.

Lors d’une séance pratique, la colonne de pickups maliens a évolué sur un itinéraire piégé pour l’occasion qui, tantôt simule l’explosion d’un des véhicules, tantôt doit être dépollué après détection de manière à ce que les militaires puissent être évalués sur l’ensemble des situations auxquelles ils auront à faire face dans un tel environnement.

  • BARKHANE : Actions CIMIC au profit des habitants de la région de Gossi

Depuis le début de l’année 2019, la force Barkhane a entrepris la construction d’une nouvelle base opérationnelle avancée temporaire (BOAT) aux abords de la ville de Gossi, dans la région du Gourma. Cette nouvelle emprise, située à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Gao, permet ainsi aux militaires français et à leurs partenaires d’étendre leur zone d’action du Liptako au Liptako-Gourma.

Parmi les différentes spécialités représentées au sein de la BOAT, l’équipe des actions civilo-militaires (CIMIC) agit dans le but de créer les conditions favorables à un retour à la vie normale pour les populations. L’édification de la BOAT lui permet désormais de s’engager de façon durable dans la région du Gourma.

Sur le terrain, les besoins identifiés sont nombreux et l’équipe CIMIC a déjà mené à bien plusieurs projets ayant amélioré significativement le quotidien des populations. Ainsi, depuis le 1er février, un ancien puits a été entièrement rénové. Il profite désormais à plusieurs quartiers de la ville.

En lien avec le sous-préfet de Gossi, M. Boubakar Sangare, les CIMIC ont également effectué plusieurs dons de nourriture au profit de la population et soutenu la mise en place des « journées de la salubrité » pour améliorer la propreté de la ville.

L’équipe développe actuellement avec les édiles locaux deux projets au profit des écoles de la cité.

Le premier, actuellement en cours, concerne la construction d’un mur d’enceinte pour l’établissement Bocare Toure qui est l’unique école de second cycle de la ville.

Le second projet est la construction d’une pirogue au profit de l’école de Tinka Tila située de l’autre côté du lac de Gossi. Livrée courant mai, elle permettra désormais aux enfants de se rendre à l’école plus facilement, et gratuitement.

  • Sorties air hebdomadaires (bilan du 1er au 7 mai inclus)

Les avions de la force Barkhane ont réalisé 83 sorties, parmi lesquelles 32 sorties de chasse, 16 sorties de ravitaillement/ISR, et 35 missions de transport. 94 sorties avaient été réalisées la semaine dernière.

Sources : État-major des armées 
Droits : Ministère de la Défense