JOURNÉES PORTES OUVERTES AU CAMP DE CAYLUS : UN FRANC SUCCÈS

Le lieutenant-colonel René Mercury, commandant le centre de formation initiale militaire de la 11e brigade parachutiste, 6e RPIMa, commandant d'armes de la garnison de Caylus, où sont formées des centaines de recrues, peut être fier de la réputation du camp de Caylus : espace naturel de 5 500 ha qui fut aussi un haut lieu de résistance.

Militaire est synonyme de discipline et l'organisation de ces deux journées de découverte du camp de Caylus était parfaitement réglée, les pluies intermittentes n'ont pas empêché la venue d'un nombreux public très intéressé. Découvrir le métier et les missions des militaires, visiter les hélicoptères gazelle ou puma, admirer les chars de cavalerie, se renseigner sur le recrutement, faire un baptême de l'air en ULM, apprécier les aubades de la musique de la 11e BP, tout était prévu pour distraire et satisfaire la curiosité du public. Pour les jeunes, pas moins d'une dizaine d'animations ludiques, comme le parcours minicommando ou l'air soft : jeu-parcours d'initiation de tirs à billes, avec l'obtention finale d'un diplôme. En famille, on a pu apprécier les différents entraînements proposés : le Tior = technique d'intervention opérationnelle rapprochée ou combat au corps-à-corps, entraînement pour les futures sentinelles et les maîtres-chiens avec leurs chiens de guerre dressés, proposant des mises en scène comme dans les films! Mais il s'agit bien de réalité de défense contemporaine. De jeunes engagés se sont confiés : «L'entraînement est difficile, mais on sait ce que l'on veut et qu'il faut passer par des épreuves.» Une femme de 20 ans reconnaît que parachutiste au féminin n'est pas toujours évident physiquement mais «avec un moral d'acier, on y arrive!». Dans la soirée de samedi, un concert au profit des blessés de l'armée de terre était suivi d'un feu d'artifice éclairant ce lieu où se prépare l'avenir de la défense du pays.

 

SOURCE ET DROITS : LADEPECHE.FR - Publié le