En direct du désert africain, les vœux des soldats du 48e RT

Dernière ligne droite pour la centaine de militaires agenais projetés dans la bande sahélo-saharienne. Ils ont bien reçu «Le Petit Bleu» dans leur colis de Noël (préparé par la mairie), et le colonel Chabot (au Tchad) répond à nos questions.

Comment nos soldats agenais vont-ils ?

Colonel Chabot, chef de corps du 48e RT : «L'ensemble des soldats du 48e Régiment de transmissions est fatigué par un mandat exigeant puisqu'il coïncide avec une période dense en opérations mais ils gardent un très bon moral pour ce début d'année 2019 en bande sahélo-saharienne. Les fêtes de fin d'année se sont bien passées et nous avons eu l'honneur d'accueillir le Président de la République, M. Emmanuel Macron, pour le réveillon de Noël.»

Pouvez-vous nous rappeler la mission actuelle des Agenais placés sous vos ordres au Tchad et au Mali, entre autres pays ?

«Les missions du GTRS (Groupement de transmissions) visent à délivrer les systèmes de commandement dont l'ensemble des troupes a besoin, du chef en poste dans une base opérationnelle aux soldats sur le terrain. Les transmetteurs ont un rôle essentiel à la manœuvre puisqu'ils représentent le système nerveux des forces. Sans eux, aucun ordre ou compte rendu ne peut s'effectuer sur des distances aussi grandes.»

Le régiment d'Agen est de retour en Afrique. Cette mission est-elle différente des autres ?

«Le 48e RT arme le GTRS pour la quatrième fois dont deux fois sous mes ordres. La mission est parfaitement connue par les cadres et militaires du rang. Seul peut changer l'endroit où s'accomplira la mission sur place pour ceux qui ont l'occasion de revenir plusieurs fois. En opération, le lien avec les familles est toutefois maintenu sans difficultés pour la plupart puisque les réseaux permettent de nombreux échanges (mails, visioconférences, réseaux sociaux) et les plus «nostalgiques» peuvent aussi écrire via les services postaux. Même ceux qui sont sur des sites isolés disposent de moyens adaptés mais plus restreints pour joindre la famille.»

Tous contents, évidemment, de retrouver Agen le mois prochain ?

«Après trois mois sur le théâtre, la relève se profile en février. Comme pour toute mission de longue durée, tout le monde commence bien sûr à avoir les yeux fixés sur le calendrier… La hâte de retrouver sa famille et la garnison d'Agen se fait naturellement ressentir. Les discussions commencent à évoquer le retour et les permissions bien méritées. Le GTRS Léopard adresse, à travers vos colonnes, tous ses meilleurs vœux à la population d'Agen. Bonne année 2019 !»

 

Source : Sébastien Bouchereau, Le Petit Bleu