Cinq projets de la région en 2019 pour le Cher

Territoires ruraux

François Bonneau ne veut pas laisser croire que « la région est la collectivité des villes et métropoles ». « On sait que dans ce monde, il pleut toujours plus là où c’est déjà mouillé, explique le président du conseil régional. C’est pour cela que la région n’oublie pas les territoires ruraux, qui reçoivent plus par habitant que les villes. »

Dans le Cher, la Région a signé quatre contrats régionaux de solidarité, « avec l’agglomération de Bourges, Sancerre Sologne, le Saint-Aandois, et l’espace Bourges-Vierzon », détaille François Bonneau. En 2019, cela représente onze millions de subventions pour les territoires du Cher ; dix millions pour l’Indre.

« Il ne s’agit pas de faire de la charité au sud de la région, revient François Bonneau. Ce ne serait pas du développement. Le développement, c’est quand on a des projets communs en matière de numérique, de formation professionnelle, de santé… »

Santé

Dans le Cher, en matière de santé, on totalise pour le moment treize structures d’exercices groupés. « Nous avons également deux projets sur Saint-Amand et Nérondes », détaille François Bonneau, président de la région Centre-Val de Loire. Dans ces treize structures travaillent 34 médecins, 33 infirmières, 11 kinésithérapeutes… Vingt structures de ce type existent déjà dans l’Indre.

« Si les médecins souhaitent travailler en exercice groupé, cela tient autant à la mutation de leur profession qu’à une évolution des conditions de vie, poursuit François Bonneau. Cela permet d’offrir une continuité des soins aux patients et une qualité de vie plus grande aux professionnels. »

Mobilité

La région voudrait également être la collectivité de la mobilité. « Je me bats comme un passionné pour les lignes du quotidien : les Tours-Loches, les Bourges-Montluçon... J’ai dénoncé avant le mouvement des « Gilets jaunes », la volonté de faire disparaître les petites lignes… Pour la poursuite des travaux de la ligne Bourges-Montluçon, j’ai déjà dit que nous nous engageons à financer 50 % des travaux, si l’État s’engage pour les 50 % restants. Nous allons également lancer une gamme tarifaire, qui comprendra une baisse du prix du billet, pour être un peu moins cher que Blablacar. »

La Région confirme la gratuité des transports scolaires (12 millions d’euros par an), « nous sommes la seule région à le faire ». 

Agriculture

Dans les régions, 2.000 éleveurs ont été touchés en 2018, par les conséquences de la sécheresse. « Avec les chambres d’agriculture, poursuit François Bonneau, on travaille à des aides structurelles. En gros, permettre à ceux qui ont une belle récolte, de pouvoir en stocker une partie pour l’année suivante. Nous allons aider à l'accroissement des capacités de stockage. »

La région veut développer le dispositif "herbe et fourrage", qu'elle a déjà expérimenté auprès d'agriculteurs. « Nous avons expérimenté des clôtures mobiles que l’agriculteur peut installer facilement dans un champ, afin que les bêtes n’en broutent qu’une partie et ne piétinent pas le reste. » 1,3 million d’euro est consacré ente 2019 et 2020, à ses aides structurelles (accroissement des capacités de stockage et dispositif "herbe et fourrage"). 

Culture

En ce début d’année 2019, la région lance la célébration des 500 ans de la Renaissance. Intitulé Renaissance(s), l’événement a pour objectif de donner « une identité Renaissance » à toute la région, et de developper sa visibilité auprès des touristes. « On ne se focalise plus uniquement sur les seuls châteaux de Chambord, Blois ou Amboise », précise François Bonneau.

Un appel à projets avait été lancé dans les six départements. « Il s’agit d’un événement d’aujourd’hui et non d’une célébration passéiste », avait précisé Agnès Sinsoulier-Bigot, vice-présidente en charge de la culture.

Cette célébration devrait à terme rassembler plus de mille projets, dont des dizaines dans le département du Cher. Bourges a répondu en mettant en avant, entre autres, la figure peu connue de Geoffroy Tory. Un imprimeur mais aussi un des premiers réformateurs de la langue française, puisqu’il a inventé la virgule ou l’apostrophe.

La région soutient à hauteur de 150.000 euros les projets estampillés Renaissance(s).

 

SOURCE : leberry.fr - Marie-Claire Raymond