CHAMMAL : CÉRÉMONIE DE DISSOLUTION DE LA TASK FORCE WAGRAM

Dans son ordre du jour, le général Vigilant a souligné que depuis son engagement en 2016, la TF Wagram, intégrée dans le dispositif appui-feu de la Coalition, avait été de toutes les batailles, de Mossoul à Bagouz, pour défaire le califat autoproclamé de Daech en Irak et en Syrie. Il a ensuite salué l’engagement des militaires français ayant participé à l’aventure de Wagram : « Les 130 hommes et femmes de la Task Force ici présents, auxquels doivent être associés tous les mandats précédents, peuvent être particulièrement fiers. Ce magnifique bilan collectif est autant celui des artilleurs que des logisticiens qui auront permis, pour leur part, l’acheminement des obus vers les positions de tirs et le ravitaillement de la Task Force déployée au plus près des combats. »

La cérémonie de dissolution de la TF Wagram a marqué la fin du plus important engagement des canons CAESAR en opération extérieure, avec un bilan de plus de 2500 missions de feux menées. Cependant, l’action des artilleurs français en Irak n’est pas terminée, elle se poursuit avec les missions de formation et de conseil menées au profit des Irakiens notamment au sein de la Task Force Monsabert.

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l'opération Chammal représente le volet français de l'Opération Inherent Resolve (OIR) au sein d’une coalition de 79 pays et organisations. A la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, l'opération Chammal vise, à apporter un soutien militaire aux forces locales engagées dans le combat contre Daech sur leur territoire. 
L'opération Chammal repose sur deux piliers complémentaires : un pilier " appui " destiné à appuyer les troupes engagées au sol contre Daech et à frapper les capacités militaires de Daech ; un pilier " formation" au profit des forces de sécurité irakiennes. A ce jour, le dispositif complet de l'opération Chammal compte 1 100 militaires. Il comprend également plus d’une centaine de militaires projetés à Bagdad pour la formation et le conseil des états-majors et unités irakiennes.

 

Florence Parly, ministre des Armées, a félicité les détachements successifs de la Task Force Wagram qui , dans le cadre de la coalition internationale, ont contribué à la reconquête du pseudo-califat territorial, notamment lors de la reconquête de Mossoul ou plus récemment lors de la prise du dernier bastion de Baghouz.

Dans ce contexte d’adaptation du dispositif, Florence Parly s’est entretenue vendredi 3 mai avec le Premier ministre irakien, Adel Abdel-Mahdi, à l’hôtel de Brienne (Paris) pour aborder les défis principaux actuels : la poursuite de la lutte contre Daech, la reconstruction du pays, la réconciliation nationale.

Depuis le début des combats contre Daech, la France est engagée aux côtés de l’Irak et le restera. Des avions français continueront à prendre part aux opérations de la Coalition en soutien des forces irakiennes et des instructeurs français poursuivront la formation de soldats irakiens. Depuis 2015, ce sont plus de 20 000 militaires irakiens qui ont bénéficié de l’expertise française.

 

Sources : État-major des armées 
Droits : Ministère de la Défense