Barkhane : neutralisation d’armement et de munitions dans le nord du Mali

Dans la région de Kidal, le 21 juin en fin de journée, après un bouclage de périmètre autour d’une maison susceptible d’abriter les munitions, les soldats de la force Barkhane ont mené une fouille et découvert un stock de munitions composé d’une dizaine d’obus de 60 mm, des fusées et des munitions de calibre 7.62 mm. Le matériel a été saisi afin de procéder à sa neutralisation. Ce type de munitions est généralement utilisé par les groupes armés terroristes (GAT), pour la confection d’engins explosifs improvisés (EEI).

Quatre jours plus tard à Tessalit, des soldats tchadiens de la MINUSMA ont alerté la forceBarkhane de la présence d’une roquette de 57 mm et de sa rampe de lancement à proximité de la PfDR. Les sapeurs français ont immédiatement procédé à la neutralisation de ce dispositif.

Ces saisies et neutralisations contribuent directement à réduire les capacités de nuisance des GAT et participent à la lutte contre l’insécurité dans le Nord du Mali. Elles illustrent également l’efficacité du dialogue et de la coopération dans la lutte contre les GAT et pour la sécurité dans la région. Depuis le début de l’opération Barkhane plus de 20 tonnes d’armes ont été saisies ou détruites, soit près de 2 tonnes par trimestre.

Conduite par les armées françaises, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, l’opération Barkhane a été lancée le 1er août 2014. Elle repose sur une approche stratégique fondée sur une logique de partenariat avec les principaux pays de la bande sahélo-saharienne (BSS) : Mauritanie, Mali, Niger, Tchad et Burkina-Faso. Elle regroupe environ 4 000 militaires dont la mission consiste à appuyer les forces armées des pays partenaires dans leur action de lutte  contre les groupes armés terroristes dans la BSS et favoriser une appropriation africaine de la gestion des crises.

Sources : État-major des armées 
Droits : Ministère de la Défense