13 MILLIONS D'EUROS D'INVESTISSEMENT DANS LA GARNISON DE TARBES

D’ici au printemps 2024, plus de 13 millions d’euros auront été engagés dans le réaménagement du quartier Soult à Tarbes. Les entreprises susceptibles d’intervenir ont jusqu’à la première semaine d’avril pour soumissionner aux deux marchés de maîtrise d’œuvre privée lancés par l’Etablissement du service d’infrastructure de la Défense qui agit, à Bordeaux, pour le compte du ministère des Armées.

4,30 M€ pour le futur centre médical des armées

Le premier projet, mené en deux phases, devrait débuter en début d’année 2020. Il consiste à regrouper en un seul centre médical des armées (CMA) les quatre services de santé actuellement répartis dans le chef-lieu des Hautes-Pyrénées : les trois services médicaux du 35e régiment d’artillerie parachutiste (RAP, quartier Soult), du 1er régiment de hussards parachutistes (RHP, quartier Larrey), de l’escadron de la gendarmerie mobile (quartier Foix-Lescun) et de la médecine de prévention au profit des personnels civils des garnisons de Tarbes et leurs familles. Cette opération, d’un montant estimé à 4,30 M€ TTC, s’inscrit dans le cadre du schéma directeur immobilier de la base de défense de Pau-Bayonne-Tarbes. Elle se déroulera en deux phases.

Au centre, le bâtiment qui accueillera le futur centre médical des Armées au quartier Soult.
Au centre, le bâtiment qui accueillera le futur centre médical des Armées au quartier Soult. - Photo SGA Bordeaux

 

Dans un premier temps, il s’agira d’aménager des bungalows sur un quartier annexe, l’établissement des subsistances, allée du 24e Régiment-d’Artillerie où seront redéployés provisoirement le personnel de santé et les équipements des pôles pendant les travaux de réhabilitation du bâtiment définitif et la construction des ouvrages annexes tels que le garage destiné au véhicule des urgences.

La seconde phase de travaux, donc, consistera en la réhabilitation du bâtiment situé à l’entrée nord-ouest de la caserne du 35e RAP. D’une superficie de 1175 m² répartis sur quatre niveaux (du sous-sol au 2e étage), ce futur CMA pourra accueillir en même une cinquante de personnels de la santé et une soixantaine de consultants. En vertu des principes édictés par l’agence régionale de santé (ARS), il s’organisera autour de quatre plateaux techniques (3 pôles), administratif (1 pôle) support (3 pôles) et maintenance (1 pôle).

À droite, sur cette vue aérienne, le bâtiment où seront regroupés les quatre services médicaux des armées de Tarbes.


À droite, sur cette vue aérienne, le bâtiment où seront regroupés les quatre services médicaux des armées de Tarbes. - Capture Google Earth

 

9 M€ pour accueillir les nouveaux blindés

La seconde consultation s’inscrit dans le cadre de la première étape du programme Scorpion qui « vise à créer un système de combat tactique évolutif et flexible, à même de remplir toutes les missions opérationnelles présentes et futures de l’armée de Terre ».

 

Le Griffon, nouveau véhicule blindé multi-rôles qui doit remplacer les véhicules de l’avant blindés.
Le Griffon, nouveau véhicule blindé multi-rôles qui doit remplacer les véhicules de l’avant blindés. - Photo DR Armée de Terre

 

À Tarbes, concrètement, le 35e RAP devra être en mesure d’accueil 12 Griffon, le nouveau véhicule blindé multi-rôles (VBMR) qui doit remplacer les véhicules de l’avant blindés (VAB) actuellement en service. Pour ce faire, le ministère des Arméées a budgétisé 9 M€ TTC, au bas mot. En effet, le concours restreint de maîtrise d’œuvre privée précise que « le programme n’étant pas finalisé au moment du lancement […] de ce marché », ce montant estimé « est susceptible d’être légèrement modifié en phase offres ».

Cette seconde phase est ambitieuse, donc de longue haleine : si le choix des candidats doit être arrêté à la fin de cette année 2019, la notification des travaux ne devrait pas être signée (au mieux) avant le 4e trimestre de 2021. À terme, elle permettra au 35e RAP de bénéficier de toutes les infrastructures nécessaires à la fois pour remiser les Griffon, pour instruire et entraîner les équipages grâce à un système de simulation embarquée, pour effectuer les opérations de maintenance et pour stocker les composants des engins. Les seules adaptations au site passent par le désamiantage et la déconstruction de deux bâtiments et de l’ancienne aire de lavage, par la rénovation d’un ascenseur, par l’aménagement d’un parc d’attente et d’une plate-forme de contrôle levage (400 m²) ou encore la sécurisation.

Alors, seulement, il sera possible de passer à l’élévation ou à l’extension de 3210 m² de nouveaux bâtiments et zones techniques.

   

SOURCE : LA DEPECHE.FR - Jean-Luc Collongues